Les Justes du Gard (2014)

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Installation Les Justes dans le Gard, collège Révolution, Nîmes, mai 2014

Je ne m’étais jamais penché directement sur la question des Justes parmi les Nations, qui me paraît intéressante au plus haut degré. Elle pose, en effet, à travers une simple interrogation (“qu’aurions-nous fait, si l’on avait été à leur place?”), la question du choix subjectif et non seulement celle de la relation entre victime et bourreau ; la plupart de ces personnes sans doute répondraient, si jamais on les interrogeait, qu’ils “n’avaient pas eu d’autre choix”, posant ainsi la question d’une “banalité du bien” qui défie toute considération quant au risque personnel, à l’idéologie, à la position sociale.
Pour réaliser ce projet je n’ai pas vu d’autre méthode que celle de transformer cette évidence en emblème, en symbole.
Dix visages choisis de Justes ont été peints sur un support transparent et résistant, en une technique proche du pochoir ; finalement, ces portraits de “héros mineurs” ne sont pas sans rappeler les images stylisées du Che Guevara que l’on peut voir un peu partout.
Ces dix bannières, fixées à des barres métalliques, ont été placées tout autour du collège, sur les grilles, de manière régulière. Elles donnent, par la quantité et l’alignement, un paradoxal aspect festif au bâtiment. En même temps, on ne peut pas ne pas s’interroger sur leur signification.
Des textes collés sur le mur d’enceinte donnent la réponse à ce questionnement.

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